France-Cameroun-De la fameuse lettre-ouverte du conseil des camerounais de l`étranger au président Nicolas Sarkozy

Publié le par Moore

De la fameuse lettre-ouverte du conseil des camerounais de l`étranger au président Nicolas Sarkozy 

 

Ainsi donc, un certain Robert WAFFO WANTO, alias « Général », se présentant comme Président du Conseil des Camerounais de la diaspora a écrit une « lettre ouverte » au Président français, Nicolas Sarkozy, afin de lui demander de ne pas recevoir le Président Paul BIYA, invité à effectuer une visite officielle en France au courant de ce mois de juillet.

Selon le fameux président du CDD, le président Biya est cet « horrible dictateur »:
- parce que pendant les 28 longues années de règne de M. Paul BIYA, la démocratie, l’état de droit, la bonne gouvernance, le respect des libertés fondamentales n’ont jamais été une préoccupation majeure au Cameroun ;
- parce que les camerounais qui parviennent à pénétrer sur le sol français, souvent au péril de leur vie, le font essentiellement pour échapper à la situation économique calamiteuse, aux effets inhumains, dégradants et parfois criminels occasionnés par l’inaltérable soutien de la France à la dictature sanguinaire ;
- parce que, pendant que le peuple camerounais côtoie l’abîme, sans soins primaires dans les hôpitaux publics, sans eau potable dans certains villages et villes du pays, mais avec le commerce de faux diplômes (…) M. BIYA et ses ministres continuent de piller, sans vergogne, les fonds publics : exemple, M. BIYA se propose de financer la rénovation de la résidence officielle de l’ambassadeur du Cameroun en Espagne à hauteur de 600 millions de FCFA ;
- parce que les Camerounais de la diaspora ne sont toujours reconnus comme citoyens à part entière, puisqu’ils n’ont pas le droit de voter.

D’après M. WAFFO, accueillir le détenteur de ces « faits d’arme », c’est accueillir « l’un des plus horribles dictateurs que l’histoire de l’Afrique ait connu ». La France, terre des droits de l’homme devrait s’en abstenir.

Les élucubrations et la demande d’audience de M. WAFFO WANTO qui l’accompagne, vont certainement faire sourire M. Bernard Kouchner, M. Alain Joyandet ainsi que le Président Nicolas Sarkozy destinataires de cette « lettre ». Car, contrairement à la pitoyable ignorance de ce qui se passe exactement au Cameroun et à la mauvaise foi manifeste des rédacteurs de ce texte, les autorités françaises savent :
- que pendant les 28 longues années de règne de M. Paul BIYA, la démocratie s’est installée au Cameroun, à travers le retour au multipartisme et à l’organisation régulière, à échéances respectées des consultations électorales libres qui ont permis à une dizaine de partis d’opposition de participer à la gestion des affaires publiques ; que l’état de droit s’est renforcé avec l’adoption en 2006, d’un code de procédure pénale reconnu comme révolutionnaire ; que l’opération d’assainissement de la moralité publique, baptisée opération « épervier », a donné des résultats dont peu de pays peuvent se


prévaloir ; et que le respect des libertés fondamentales et notamment de la liberté d’expression étonne tous les observateurs étrangers qui débarquent au Cameroun, par l’explosion et l’extrême liberté de ton des médias camerounais (600 journaux, 100 radios, 10 chaînes de télévisions privées) ;

- que 3000 Camerounais reçoivent, chaque année, des visas en bonne et due forme des services consulaires français. D’honnêtes citoyens camerounais, fonctionnaires ou cadres privés en mission, étudiants, vacanciers touristes et qui pénètrent sur le sol français, la tête haute, et rentrent poursuivre la construction de leur pays. Les autorités françaises savent aussi, que les autorités camerounaises, par la signature récente de l’accord pour la régulation des flux migratoires entre les deux pays, ne cautionnent ceux qui, comme M. WAFFO WANTO et ses amis du CDD, se sont rendus clandestinement en France, « au péril de leur vie », pour mener des activités non référencées, à la limite de la légalité ;

- qu’en 28 ans, le ratio du nombre de lits et de médecins par habitant a été multiplié par quatre ou que la rénovation de la résidence officielle de l’ambassadeur du Cameroun en Espagne à hauteur de 600 millions de FCFA est un acte de valorisation de l’Etat du Cameroun ;
- que le Gouvernement camerounais réfléchit actuellement et sereinement avec les contributions des vrais représentants des Camerounais de la Diaspora aux modalités les plus judicieuses pouvant permettre à ces dignes fils du pays de faire exprimer leurs votes.

C’est parce que le Gouvernement français sait tout cela qu’il a invité le Président de la République du Cameroun, M. Paul BIYA à effectuer une visite officielle en France et va bel et bien le recevoir.

Et c’est parce que les vrais Camerounais de la diaspora savent eux aussi tout cela qu’ils s’apprêtent à accueillir, avec faste et enthousiasme, ce témoignage supplémentaire de la reconnaissance internationale de l’œuvre patiente et heureuse de construction d’un pays démocratique et prospère.

Au total, la fameuse « lettre ouverte » de cet anonyme et nébuleux Conseil des Camerounais de la Diaspora, n’aura servi qu’à une chose : faire savoir aux autorités françaises qu’un groupe de clandestins camerounais, cachés dans un supposé « Conseil des Camerounais de la Diaspora », non référencé dans les services consulaires de l’Ambassade du Cameroun en France, souhaitent bénéficier du statut de réfugiés politiques pour pouvoir bénéficier enfin du paiement des allocations familiales cotisées par les citoyens et patriotes français, quitte à vendre leur propre pays d’origine !



P.S.: Au fait, qui, de M.Célestin DJAMEN ou de « Général» Robert WAFFO WANTO est le Président de ce fameux « Conseil des Camerounais de la Diaspora »?
 

                   von Dipl.Wirt.Ing Olivier Medjo Ndille

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Publié dans Medjo

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